La division de pharmacopée traditionnelle a comme mission :

-          de réglementer et d’assurer la promotion de la pharmacopée traditionnelle ;

-          d’établir les normes de la pharmacopée sénégalaise ;

-          de dresser le formulaire national.

Dans le cadre des nouvelles orientations de la politique pharmaceutique, l’accent est mis sur une grande accessibilité financière et géographique des médicaments aux populations.

L’un des moyens d’y parvenir est l’exploitation des ressources de la pharmacopée traditionnelle. Ainsi la DPM a entrepris d’importantes activités notamment:

-          L’inventaire des aires de peuplements de plantes médicinales les plus utilisées au Sénégal. Cette activité a été accomplie dans sa première phase de collecte c'est-à-dire de recensement des espèces à travers le pays et l’achat des plantes dans les marchés mais l’herbier n’a toujours pas été réalisé, faute de moyen.

Des cellules de suivi de cet inventaire ont été mises en place sous l’égide des autorités administratives des localités.

-          Création de 5 centres d’expérimentation clinique de médicaments à base de plantes dans les structures sanitaires de (Mbao et Pikine à Dakar, Bagadadji à Kolda, Kougheul dans la région de Kaolack et Keur Momar Sarr à Louga). l’objectif est d’amener les infirmiers chef de postes, les MCD et MCR à intégrer l’utilisation des plantes médicinales dans un système de référence croisée.

-          Le Sénégal a entrepris de rédiger sa propre Pharmacopée, en prenant comme premiers actes la création de la Commission Nationale de la Pharmacopée et du Formulaire national (Arrêté 006420 du 22/08/2003) et la mise en place du Comité Technique chargé d’étudier les dossiers d’AMM des phytomédicaments par note de service du Ministre chargé de la santé : N°002739 MSHP/DPM du 06/5/2003.

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Mais les médicaments à base de plantes locales répondent aussi de la réglementation générale du médicament, donc avant leur commercialisation ou leur distribution même à titre gratuit ils doivent faire l’objet d’une autorisation de mise sur le marché (AMM).

PRESPECTIVE :

A l’état actuel, force est de reconnaitre que les tradipraticiens dans notre pays ne peuvent pas monter un dossier pour demande d’AMM. Les contraintes qu’ils ont sont liées aux moyens financiers pour les études adéquates et mettre au point les médicaments.

Un travail a été entrepris au Sénégal et dans la région africaine pour fixer les conditions d’octroi d’AMM aux MTA. Il est important de parfaire ce travail pour l’accessibilité financière des médicaments prioritaire et pour le développement de l’industrie pharmaceutique locale.